COMMENT LIRE UNE ETIQUETTE ?
Face aux offres multiples et de plus en plus sophistiquées de produits alimentaires,
le décryptage des étiquettes devient essentiel pour bien se nourrir.
L’étiquette doit faire corps avec l’emballage, toutes mentions portées doivent être lisibles, visibles et écrites en français.
  Cette page est destinée à vous informer sur la qualité nutritionnelle des aliments, la place qu'ils doivent occuper dans notre alimentation. Si vous désirez connaître un aliment en particulier, ou si vous avez des questions concernant l'alimentation en général, laissez-nous vos suggestions, elles pourront faire l'objet d'un prochain dossier

 Les mentions obligatoires  
Imposées par la législation, elles ont pour but de donner l'information minimale indispensable pour protéger le consommateur.
La dénomination de vente indique la nature de l'aliment contenu dans l'emballage et mentionne le traitement subi ou l'état physique de sa présentation.
La liste des ingrédients comprend tous les composants entrant dans la fabrication du produit acheté par le consommateur. Les ingrédients sont énumérés dans l'ordre pondéral décroissant de la formule de fabrication.
Les additifs : désignés par le nom ou un code européen (voir conseils diététiques : additifs alimentaires) :
E 1... : Colorants ; E 2 ... : Conservateurs ; E 3... : Antioxygène ; E 4 ... : Agents de textures.
Le numéro de lot de fabrication permet de retracer l'historique de production de l'aliment et d'identifier les produits à retirer du commerce en cas de problème sur une production.
Nom et coordonnées du responsable : nom ou raison sociale, et adresse. Il peut être le fabricant, l'emballeur, le distributeur ou l'importateur établi à l'intérieur de la Communauté Européenne, si le produit est fabriqué hors de la CEE. Ces indications permettent d'identifier l'interlocuteur à qui adresser d'éventuelles récriminations ou appréciations.
La provenance : c’est l’origine du produit obligatoire seulement pour les beurres, les fruits et légumes et les conserves de poissons, et si son absence est susceptible d'induire en erreur sur la provenance réelle du produit. Par exemple, pour les "petits pains suédois" fabriqués en France, la mention "fabriqué en France" est obligatoire.
La quantité nette : Il s'agit en fait de la part consommable, c'est-à-dire le poids net égoutté pour les conserves en légumes ou la quantité de produit réellement à manger pour un plat préparé.
Date de consommation : Date jusqu'à laquelle le fabricant garantit la qualité de son produit.
Date limite de consommation (DLC) : n’apparaît que sur les denrées périssables « à consommer avant le ...». Après cette date, la denrée alimentaire ne doit plus être remise comme telle au consommateur.
Date limite d'utilisation optimale (DLUO) pour les produits de longue conservation (conserve, surgelés, produits secs et d’épicerie) portant la mention « à consommer de préférence avant le ... » cependant certaines denrées sont dispensées de date comme le vin, le vinaigre, le sel et les produits de confiserie à base de sucre essentiellement.
Pour les produits dont la durabilité est supérieure à 18 mois, est indiqué l'année.
Pour ceux dont la durabilité est comprise entre 3 et 18 mois, est indiqué le mois et l'année.
Pour ceux dont la durabilité est estimée à moins de 3 mois, est indiqué le jour et le mois.
Degré d’alcool : Obligatoire pour les produits contenant plus de 1,2 % d'alcool en volume.
Pourcentage de cacao : Obligatoire pour le chocolat.
Le mode d'emploi ou les conseils d'utilisation : Obligatoire pour les produits nécessitant une préparation. Le mode d'emploi doit être indiqué de façon claire et lisible.
La présence d'OGM (organisme génétiquement modifié)
Obligatoire pour les aliments et ingrédients alimentaires qui contiennent plus de 1 % d’OGM ainsi que les "additifs et arômes génétiquement modifiés", mais sans précision de seuil. Les mentions peuvent être les suivantes : " Génétiquement modifié ", " Issu d’OGM", " OGM" ou " Modifié par les biotechnologies modernes ".
 Les mentions facultatives
Ajoutées par le fabricant dans un but plus commercial : mettre en valeur des qualités spécifiques du produit, offrir des conseils de préparation ou de dégustation.
Le nom commercial : Librement choisi par le fabricant, il est généralement suivi du nom légal. Exemple : Nutella, pâte à tartiner aux noisettes.
Les informations nutritionnelles.
Obligatoires seulement lorsqu'il est fait allusion à des propriétés nutritionnelles particulières [ light, vitaminé... ]. Cependant, de plus en plus de produits incluent les informations nutritionnelles sur l'étiquette.
En 1993, un décret a officialisé l'étiquetage nutritionnel traduisant une directive européenne. Il est facultatif en Europe et en France, mais obligatoire lorsqu'il existe une allégation nutritionnelle sur l'emballage (comme «allégé en...» ou «riche en vitamines et minéraux »...).
Les indications possibles: la valeur énergétique (en kilojoules et en kilocalories) avec les protéines en grammes, les glucides dont les sucres en grammes et les lipides dont les acides gras saturés en grammes, les fibres alimentaires et le sodium en grammes.
On peut également trouver des informations sur la quantité d'amidon, de polyols, d'acides gras mono- ou poly-insaturés, de cholestérol, de sels minéraux et de vitamines. Par contre, les teneurs en vitamines et minéraux ne peuvent être mentionnées que si elles représentent au moins 15 % des Apports journaliers recommandés (AJR pour 100 g ou 100 ml).
Cependant, il faut se méfier des allégations trop souvent trompeuses. Elles sont trop souvent l'art de manipuler des informations, pouvant induire le consommateur en erreur.
Les allégations nutritionnelles quantitatives
On trouve:
«Allégé en», il faut alors préciser quel est le nutriment ou l'énergie concerné, cet allègement ne pouvant être réalisé que par rapport à un produit de référence.
«Source de vitamines et/ou de minéraux», si les teneurs en vitamines et/ou minéraux concernés sont supérieures ou égales à 15 % des Apports journaliers recommandés (AJR) pour 100 g d'aliment solide, ou 7,5 % des AJR pour 100 ml de liquide ou encore à 5 % des AJR pour 100 kilocalories.
«Riche en vitamines et/ou minéraux» si l'aliment contient deux fois au moins les valeurs définies par la mention «source de vitamines et/ou minéraux ».
«Enrichi en vitamines et/ou minéraux», pour les produits auxquels des vitamines et/ou des minéraux ont été ajoutés, si la teneur finale en vitamines et/ou minéraux est comprise entre 15 et 40 % des AJR pour 100 kilocalories.
«Sans sucre(s)», si l'aliment ne contient pas de glucides (inférieur ou égal à 0,5 g pour 100 g ou 100 ml).
«Source de fibres», si la teneur en fibres alimentaires est supérieure à 3 g pour 100 g ou 5 g pour 100 ml ;
«Source de protéines», si la teneur en protéines est supérieure à l0g pour 100 g ou 5 g pour 100 ml.
«Riche en protéines », si la teneur en protéines est supérieure à 20 g pour 100 g ou à l0g pour 100 ml.
«Teneur en lipides réduite», si la teneur est inférieure à 50 % de celle d'un aliment courant de référence et si l'aliment à une teneur particulière en vitamine) A ;
«Teneur garantie en acides gras essentiels» pour les corps gras : concrets dont les acides gras essentiels représentent plus de 50 % des acides gras totaux et qui ont une teneur particulière en vitamines A et E.
Les allégations fonctionnelles et relatives à la santé
En pleine expansion au niveau européen et français. En effet, il existe une proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil, du 16 juin 2003, concernant les allégations nutritionnelles et de santé. Seront seulement acceptées les allégations de santé qui peuvent être prouvées scientifiquement après évaluation de l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA).
Le futur règlement interdira toutes les allégations de santé relatives à l’amaigrissement ou au contrôle du poids, à des références physiologiques ou de comportement (par exemple « réduit le stress »).
Les labels de qualité
Ce sont des signes officiels de qualité (voir conseils diététiques : alimentation biologique) qui s'appuient sur des textes réglementaires avec des cahiers des charges très précis, particulièrement contrôlés par l'État. C'est le cas de plusieurs labels ou appellations.
Ce sont des signes officiels de qualité et d’origine mis en place par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, mais qui à part le label Agriculture Biologique, n'ont toutefois qu'une valeur entièrement subjective. Voici leur signification " officielle " :
AOC L’Appellation d’Origine Contrôlée identifie un produit qui tire son authenticité et sa typicité de son origine géographique. Cette mention garantit un lien intime entre produit et terroir.
Label Rouge Le Label Rouge garantit la qualité supérieure du produit. Cette qualité "gustative" est le résultat d'exigences sévères et contrôlées à tous les stades de production, d'élaboration et de commercialisation du produit".
Agriculture Biologique S’applique à des produits dont au moins 95% des ingrédients sont issus d’un mode de production attentif à l'environnement.
Certification de conformité La Certification de conformité atteste que le produit possède des qualités ou suit des règles de fabrication particulières, strictement contrôlées.
 Les mentions interdites 
Illustration trompeuse
Toute illustration sans rapport avec le produit pouvant induire le consommateur en erreur.
Mention thérapeutique
Toute mention prêtant à une denrée alimentaire des propriétés thérapeutiques ou amaigrissantes.
 

Conclusion

 
L’étiquetage des produits est de plus en plus complexe, car la diversité des aliments et leur contenu en nutriments a beaucoup changé depuis une cinquantaine d’année. Il serait souhaitable d’apprendre dès l’école les règles de l’étiquetage.
     

RETOUR A LA PAGE conseils de ce mois

haut de page

l accueil l nous contacter l activités proposées l vos questions l plan du site l