LE PORC ET SES IDEES RECUES
 D’image non diététique, la viande de porc est pourtant une viande de qualité tant sur le plan nutritionnel que dans sa production.
Cette page est destinée à vous informer sur la qualité nutritionnelle des aliments, la place qu'ils doivent occuper dans notre alimentation. Si vous désirez connaître un aliment en particulier, ou si vous avez des questions concernant l'alimentation en général, laissez-nous vos suggestions, elles pourront faire l'objet d'un prochain dossier
Notre diététicienne :
Hélène Crespin
 La qualité  
Les techniques et contrôles utilisés par la filière porcine permettent de garantir la qualité et la sécurité alimentaire.
Les Signes Officiels de Qualité (SOQ) vous informent des qualités d'un produit. 
Français ou européens, les SOQ fixent les règles minimales à respecter : conditions d'élevage, taille et situation de l'exploitation. Elles sont strictement définies dans un cahier des charges. Celui-ci est approuvé ou homologué par la Commission nationale des labels et de la certification.
Enfin, de fréquents contrôles garantissent la constance de la qualité.
Ces démarches, volontaires et collectives, garantissent l'implication de tous les acteurs de la filière porcine et renforcent leur crédibilité.
Le programme national VPF (viande de porc française), orienté vers la garantie de bonnes pratiques d’élevage et la traçabilité du produit, engage les producteurs et leurs groupements à respecter un cahier des charges précis et à se soumettre à des contrôles externes.
En 2000, au moins 84 % des porcs français affichaient une démarche de qualité, contre 5,3 % en 1996.
 Qualité et catégorie : ne pas confondre !
Une viande de première qualité peut très bien faire partie des viandes de troisième catégorie. En effet, les catégories sont liées à l’emplacement anatomique du morceau. Les morceaux, suivant leur localisation, présenteront des caractéristiques conditionnant le prix et l’utilisation culinaire.
La catégorie traduit la tendreté du morceau, sa saveur et sa richesse en os, en tissus conjonctifs, en tendons (parties moins digestibles).
Morceaux de 1ère catégorie
Gros muscles, pauvres en tissu conjonctif, qui se séparent facilement des os. Sur l’animal c’est la partie lombaire et sacrée (arrière train). Muscles pauvres en tissu conjonctif.
Morceaux tendres à griller ou à rôtir : utilisé pour la cuisson rapide.
Jambon, le jambon d’York ou de Paris, les côtelettes dans le filet à rôtir, les côtes de porc.
Morceaux de 2ème catégorie
Muscles plus petits, plus difficiles à séparer des os, plus riches en tissu conjonctif. Pour une cuisson plus longue. La palette (cuisson à l’eau) et le travers (salaison).
Morceaux de  3ème catégorie
Parties basses de l’animal, plus riches en tissu conjonctif.
Utilisées pour une cuisson longue, en sauce ou à l’eau.
La poitrine ou petit salé (salaison), le museau, le jambonneau ; les pieds, morceaux utilisés pour les saucisses et les rillettes.
 La charcuterie  
Les produits de charcuterie sont très variés et préparés généralement à base de porc. Le mode de conservation le plus utilisé est la salaison.
Certains qualificatifs sont attribués aux produits de charcuteries :
« Pur porc » précise que le produit ne contient que de la viande ou des abats de porc.
« Porc », indique que le fabricant a obligatoirement mis plus de 50 % de viande de porc dans le produit.
« Porc et bœuf » signifie que le produit est composé d’au moins 50 % de viande et de plus de 20% de viande de porc.
 Les idées reçues
Le porc est une viande grasse ? FAUX
Les graisses du porc sont majoritairement rassemblées sous la peau (la majeure partie du gras du porc s’enlève). La chair du porc est très maigre : les muscles proprement dits renferment moins de 2 % de lipides !
Ainsi, le filet-mignon ou la noix de côtes de porc affichent 1,9 % de lipides, le rôti de porc maigre pris dans le filet, 3,2 % seulement, soit des teneurs lipidiques parmi les plus faibles pour ce qui concerne les viandes.
Le porc est une source de protéines d’excellente qualité ? VRAI
La viande de porc est une très bonne source de protéines, elle renferme en moyenne 19 à 21 g pour 100 g, un niveau très intéressant et comparable à celui des viandes qui en sont le mieux pourvues. Les protéines de la viande de porc renferment tous les acides aminés indispensables, dans des proportions pratiquement optimales.
Le porc est une source de fer ? VRAI
Le porc contient la forme de fer qui est la mieux absorbée par l’organisme (fer héminique) comparativement au fer que l’on trouve dans les légumes, le pain ou les céréales (fer non-héminique). Certaines femmes souffrent d’une carence en fer contribuant à une fatigue chronique. La viande de porc satisfait les besoins en fer de l’organisme puisqu’elle fournit 1 à 1,2 mg de fer pour 100 g de viande de porc.
Le porc est la meilleure source alimentaire en vitamine B1 (thiamine) ? VRAI
La vitamine B1 joue un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides. Elle est indispensable pour le bon fonctionnement du système nerveux mais aussi une excellente source de vitamines B3 (niacine) et B12 (cobalamine), ainsi qu’une bonne source de B6 (pyridoxine). La viande de porc est justement réputée pour sa richesse en vitamines B1 : avec un taux moyen de 0,8 à 1 mg aux 100 g, elle surpasse très largement les autres viandes (où l’on n’en trouve généralement pas plus de 0.1 à 0.15 mg).
La viande de porc n’est pas conseillée lors d’un régime amaigrissant ? FAUX
Beaucoup moins riche en lipides qu’on ne le pense, la graisse de porc se retire aisément et certains morceaux, comme le rôti du milieu de longe, le filet et les côtelettes, sont pratiquement dépourvus de lipides.
De plus, cette viande assure un apport optimal en acides aminés, en vitamines B1 et en fer, éléments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme et souvent trop faiblement présents dans les régimes amaigrissants.
La viande de porc permet donc de surveiller votre ligne tout en variant les plaisirs, les goûts et les saveurs.
Manger de la charcuterie comme des rillettes est très calorique et néfaste pour la santé ? FAUX
La valeur calorique d'un aliment ne présume en rien de sa valeur nutritionnelle. Par exemple, le sucre blanc, pauvre en éléments nutritionnels, est fortement calorique. Á l'inverse, les rillettes, moins caloriques que le beurre ou la margarine, offrent beaucoup plus de qualités nutritionnelles et sont une source de protéines non négligeable : il est plus néfaste pour l’organisme de consommer un croissant au beurre que de manger une tranche de pain avec des rillettes.
 
 

Conclusion

 
Le porc est une source non négligeable de protéines de bonne qualité, de fer. Par ailleurs, le porc est la meilleure source d’apport de vitamine B1.
Le porc est sans aucun doute une viande non grasse : il suffit de bien choisir les morceaux.
Á toute ces qualités s’ajoute le fait que la production de la viande de porc française devient de plus en plus une filière SOQ.
     

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